| Cet
album résonne comme un hymne à la vie, à l’amour,
une sorte de carpe diem déjà cher à Aldebert.
D’ailleurs, chaque chanson est comme une bouffée d’altruisme.
Ecoutez le chanter, "Le bonheur c’est d’arriver
à désirer ce qu’on a déjà"
ou encore, c’est un "chagrin qui se pose" (Des chatons
dans un panier) et vous comprendrez à quel point il est naturel
d’être heureux.
L’écriture d’Aldebert a évolué
et il vous le prouve.
Si on se mettait à jouer au jeu des ressemblances, on ne
pourrait s’empêcher de sentir parfois l’influence
d’un Brassens, clairement assumée par l’intéressé.
Son sens de la formule,
son goût pour la chanson métaphorique (L’appétit
du bonheur et son vocabulaire culinaire), ses interrogations quasi
mystiques sur nos origines et cette obsession omniprésente
pour le temps qui passe (L’homme songe, Les bulles de savon,
L’album photo, La première fois ou encore A petit feu),
font de ce quatrième album, un recueil de textes à
la fois touchant et plus mâture. Musicalement, "Les paradis
disponibles" surprend par son éclectisme. Un zest de
reggæ (Lulu Marlène), 2 pincées de rock (Amoureuse),
quelques rythmes Africains (l’homme songe) font de ce nouvel
opus, un album dont il faut abuser sans modération.
Cet auteur compositeur
de 33 ans à su évoluer avec élégance
tout en gardant l’essentiel de sa personnalité.
"Pourquoi chercher ailleurs ce que l’on a en nous ?"
C’est Aldebert qui le dit et vous verrez, cet album vous l’aurez
vite, très vite en vous. |