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Animateur historique
de OÜI FM, Dom Kiris, 42 ans, fait partager chaque jour ses passions
musicales variées.
Dom Kiris, Dominique Le Bourhis de son vrai nom.Ce jeune quadra jovial,
jean-basket-sweat, boucle d'argent à l'oreille gauche, est une
institution à Oüi FM. Pur produit de la radio rock parisienne,
il y travaille depuis sa création en 1987.
Dom Kiris n'aurait-il pas fricoté dans sa jeunesse avec le punk
? Si, si. De parents bretons, il est élevé dans une cité
du XIIIe arrondissement. Les grands de son quartier l'initient à
Gene Vincent et Chuck Berry ; "Plus tard, vers l'âge de 16
ans, quand le punk est arrivé, j'ai eu l'impression de retrouver
l'esprit créatif, pur et provoc du vrai rock'n'roll."
Son avenir en sera très fortement empreint. Le bac en proche, cet
autodidacte collectionne les petits boulots, tâte de la photo, fait
le guitariste au sein de divers petits groupes. Jusqu'au déclic...
"Au milieu des années 80, j'étais invité en
tant que musicien dans une radio libre qui allait bientôt devenir
Oüi FM. J'ai sympathisé avec tout le monde et on m'a mis à
l'essai pour une chronique rock." Remarqué pour sa tchatche,
il ne quittera plus les locaux de la radio. |
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Dom Kiris,est le doyen
d'une équipe d'animateurs dont la moyenne d'âge n'excède
pas la trentaine. Son pseudo, contraction approximative de son nom (Dominique
Le Bourhis), date du début des années 80, il était
alors photographe amateur pour quantité de fanzines et de groupes
rock. Couvreur en Bretagne, puis dessinateur industriel à Paris,
c'est par hasard qu'il se retrouve, en 1987, sur la radio libre RTH 99 Rock,
future Oui FM. "J'avais monté un site Minitel dédié
au rock. On m'a proposé de faire la même chose à l'antenne.
Avec Antoine de Caunes, Bernard Lenoir et Patrick Blanc-Francard pour modèles,
j'ai commencé par un deux minutes, à base d'infos et de 'chambrages'.
Il m'a fallu cinq ans avant de me sentir à l'aise..."
Sa précédente émission, enregistrée
en direct au Chesterfield Café, où le bassiste d'Oasis s'était
battu avec son garde du corps, figure en bonne place dans toutes les biographies
du groupe. Mais Dom Kiris ne se voit pas pour autant en vedette. "Mon
métier, c'est de passer les plats. Ici, les stars, ce sont les
musiciens" Tout juste se voit-il en "grand-frère".
Il a pris sous son aile beaucoup d'animateurs de la station pour les former
au métier. En dehors de la radio, Dom Kiris passe son temps dans
les bars où il chante un répertoire folk-rock rigolo au
sein des Troubadours du Désordre qu'il a monté avec sa compagne,
Mlle Chomb. |
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Ils s'appellent
les Troubadours du désordre, et c'est un nom qui leur va bien.
Ils se présentent comme un duo "duo country folk parigot acoustique",
et l'on ne saurait mieux dire. Inclassables, en vérité,
Mlle Chomb, chanteuse, et Dom Kiris à la guitare.Leur univers est
celui des vieilles chansons réalistes, à l'accent traînant
et pathétique, d'un Paris gentiment canaille. Ils chantent Fréhel
et Lemarque, Aznavour et Piaf, leurs propres chansons aussi, dans les
cafés de Bastille, de Montmartre et de la Butte aux Cailles.
Les troubadours numériques Mlle Chomb et Dom Kiris, les
Troubadours du désordre, chanteurs de rue, baladins amateurs, simples
amoureux de musique et de chansons réalistes, saupoudrant leurs
complaintes sur les zincs des troquets de la Bastille, sont en fait des
précurseurs. Alors que la musique en ligne et le MP3 cherchaient
à peine à pousser leurs premiers accords sur le Web, les
Troubadours avaient déjà mis une chanson complète
à disposition des internautes pour Noël 1998, un titre en
MP3, évidemment, en libre-service.Le morceau était placé
sur le site Musique-Pro (www.musique-pro.com), destiné à
faire connaître au public et aux professionnels des chanteurs, musiciens
et groupes rejetés par les grands labels. Unique contribution réclamée
en retour : l'obole des auditeurs à destination du Secours populaire
français. L'opération fut un succès, ce qui incita
Mlle Chomb et Dom Kiris à autoproduire un premier disque, 6 titres
pour 50 francs, en vente à la Fnac et après leurs diverses
prestations. Deux mille albums déjà vendus, un bon début.
Depuis, les Troubadours du désordre ont en outre ouvert un site
à leur nom (www.troubadoursonline.com), où l'on retrouve,
cela va sans dire, nombre de leurs morceaux au format MP3. Mais il y a
mieux : une radio locale d'Austin, au Texas, organisatrice d'un festival
de nouveaux talents, cherchait pour ledit festival un groupe représentatif
de la chanson française et de l'ambiance des bars parisiens. Sur
le Web, elle découvre Mlle Chomb et Dom Kiris. Echanges de mails.
Et voilà nos deux troubadours partis, pour une tournée américaine
qu'ils ne sont pas près d'oublier. Au programme : passage sur différentes
stations, rencontres avec des artistes et groupes stars, et bien sûr
boeufs dans tous les clubs d'Austin. Une aventure racontée en sons
et en images sur leur site. |
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